Et le Verbe s’est fait dans ta chair
A partir de là il n’y eut plus ni jour ni nuit
Il n’y eut que le gris des lignes entassées
Qui se mordaient les unes les autres
Méchantes superbes terrassées
Bousculées par la touche Entrée de ton clavier
Tu écris fiévreusement pressé par le temps perdu
Tu cherches à retrouver dans la jachère de ta vie
Ces idées ces pensées ces phrases sublimes inoubliables
Après quoi tu courais oiseau de proie
Et qui s’étaient envolées avant que d’exister
Désormais plus rien ne peut t’arrêter
Tu accouches tes mots comme une lapine pond
Tu sculpte tes images comme des formes ciselées
Mais il faut que tout soit parfait vite
Précis et beau inédit bien sûr
Parce que les mots se bousculent
Ils ne t’ont pas attendu pour vivre
S’il y en a trop prends les tous
La certitude est en toi
Peu importe le bout du chemin
C’est le chemin qui compte
Un chemin d’écriture enfin
Ta rédemption ton salut
Plus que le bonheur la joie
mercredi 30 mai 2007
Et le Verbe s'est fait dans ta chair
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