J'aimerais que tu m'aimes
j’aimerais que tu m’aimes
quand le soir dur et blême
peint tes yeux de mystère
et qu’en toi sans fin j’erre
l’ombre de la nuit mêle
au cœur de son sommeil
nos corps nus enfiévrés
plus rien n’est faux ni vrai
j’aimerai que tu aimes
cette nuit pure et blême
de nos fièvres mêlées
ou rien n’est beau ni laid
l’ombre de l’ombre rit
qui de la nuit surgit
l’aube nous chérira
l’amour nous survivra
quand le ciel blanchira
quand tu t’évanouiras
je voudrais que tu m’aimes
dans le nouveau jour blême
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