C'est aussi le bagne
C’est aussi le bagne avec ses brèches blondes
comme un livre sur les genoux d’une jeune fille
Tantôt il est fermé et crève de peine future
contre les remous d’une mer à pic
Tantôt un long silence le suit de ses meurtres
L’argent se dessèche sur les rochers
Puis sous une apparence de beauté ou de raison
contre toute apparence aussi
Et les deux mains dans une seule palme
On voit le soir
Tomber Collier de perles des monts
Sur l’esprit de ces peuplades tachetées
Où règne un amour si plaintif
Que les devins se prennent à ricaner là-haut sur les ponts de fer
Les petites statues se donnent la main à travers la ville
C’est la Nouvelle Quelque Chose travaillée au socle
Et à l’archet de l’arche
L’air est taillé comme un diamant
Pour les peignes de l’immense Vierge
En proie à des vertiges d’essence alcoolique ou florale
La douce cataracte gronde de parfums sur les travaux
C'est terrible, terrifiant: j'ai retrouvé ce texte écrit il y a 20 ans ... et je ne sais pas si c'est moi qui l'ait composé ou bien si je l'ai recopié... (à l'époque, je faisais beaucoup les deux, composer et recopier...)
Rédigé par: Lucien Toscane | lundi, 14 novembre 2005 at 10:55 PM