Le zéro et l'infini
Je suis un être nul
Littéralement
Equivalent à zéro
Le plus puissant et le plus neutre des chiffres et des hommes
Le plus puissant car il rapporte tout à lui
Zéro que multiplie n’importe quoi égale toujours zéro
Et oh délices zéro divisant quelque chose :
Voici l’infini qui prend corps
Le plus neutre aussi
Car on a beau ajouter zéro à deux carottes
Cela fera toujours deux carottes
Zéro, l’élément neutre de l’addition
Et l’élément singulier de la multiplication
C’est donc ainsi que je vis
Neutre et singulier
Ne pouvant rien multiplier je suis stérile
Mais tendant facilement à l’infini
Par n’importe quelle division
Ma progéniture sera innombrable
Diable !
Singulier, je ne peux communiquer
Chaque élément de la société qui se frotte à moi
Ne fait que glisser sur moi
Hélas, le zéro n’a pas de genre
Alors que même l’infini se partage
Entre l’atome et l’univers
Superbement indifférent
Zéro règne très haut
Aux confluents des origines et des fins dernières de la terre.
La solitude élément caractéristique de l’être nul
Et de son homologue zéro
Sera donc ma destinée
Mon hyperbole
Zéro, comme tout être à part, ne se divise pas. Il demeure entier pour l'univers... toujours au centre de la création.
J'ai aimé votre poème... merci !
ericM
Rédigé par: ericM | dimanche, 05 juin 2005 at 04:32 PM