mardi, 22 avril 2008

Ode

La terre fraîchement labourée qui sèche
Exhale les odeurs lourdes de ses entailles
Le vert unique et multiple des jeunes tiges de blé
Les ordonne en soldats d’une infinie armée
Algues palissades roseaux coupés courts
A des centaines de kilomètres de la mer
Le cri des mouettes s’égare dans les champs
Le silence apaise un après-midi sans vent
Où tout renaît et tout se fige
Il n’y fait ni chaud ni froid mais un degré spécial
Celui de l’attente et de l’espoir
Il est temps de quitter  les jours gris et longs
L’homme secoue son joug de tristesse
Sa tête se relève et dans ses yeux plissés
Il a le reflet de la lumière qui vient

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